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Le Grand Prix d’Horlogerie de Genève veut renforcer sa résonance internationale
 
Le 09-11-2018
de SOPJH® - News des expositions

Le GPHG lance pour cette 18ème édition une plateforme digitale. Le palmarès de la 18ème édition sera annoncé vendredi à Genève. Entretien avec son président, Raymond Loretan.

Le palmarès de la 18ème édition du Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) sera annoncé vendredi, au Théâtre du Léman à Genève, à l’occasion de la cérémonie de remise des prix.

C’est le comédien français Edouard Baer, qui mènera la danse, que la fondation du GPHG avait déjà choisi en 2017. Cette année, il sera accompagné en chansons par Véronic DiCaire et ses mille voix.

Le GPHG lance pour cette 18ème édition une plateforme digitale permettant de disposer des images, interviews et autres informations en temps quasi-réel: mediacenter-gphg.org.

La cérémonie de remise des prix sera retransmise en direct sur le site officiel du GPHG, ainsi que sur le site des partenaires media. Elle sera également diffusée en différé sur la chaîne de télévision locale Léman Bleu. La remise de l'Aiguille d'or sera par ailleurs retransmise en direct sur Euronews, la chaîne d'information la plus regardée en Europe.

Interview de Raymond Loretan, président du GPHG, sur le bilan de sa première année à la présidence.

Nommé président du GPHG il y a un an, vous déclariez dans nos colonnes en avril que «la première année, reste une année d’apprentissage, d’observation et de concertation sur l’avenir. Il s’agit alors de ne pas précipiter la révolution, sauf s’il y a lieu de la faire. Ce qui n’est pas le cas du GPHG.»

Quelles sont les grandes orientations prises pour le GPHG 2018?

D’abord nous avons créé deux nouveaux prix marquant encore plus notre universalité et notre volonté de promouvoir l’ensemble de l’industrie horlogère. Le Prix Challenge, réservé aux montres dont le prix public est inférieur à 4000 francs, vient souligner le défi lié à la création de montres de qualité à petit prix. Nous voulions ainsi récompenser l'excellence à tous les prix. Il s'ajoute à celui de la Petite Aiguille, qui récompense les créations dont le prix se situe entre 4000 francs et 10.000 francs. Et le Prix de l’Audace, qui comme son nom l'indique, permettra au jury d'honorer un modèle anticonformiste, décalé et qui ose prendre des risques. L'expression d'une certaine liberté ou folie créative sera le critère principal de sélection.

Ensuite nous donnons encore plus d’ampleur à notre exposition collective à Genève car nous souhaitons qu’elle devienne une véritable plateforme de dialogue entre art et horlogerie, avec de multiples facettes grâce aux collaborations avec plusieurs acteurs locaux tels le MAH, la HEAD et la FHH. Ainsi, l’exposition, la cérémonie du GPHG et les ventes aux enchères vont faire vibrer Genève durant deux semaines au rythme de l’horlogerie.

Enfin, dans notre effort permanent à rester connecté, nous lançons cette année une plateforme digitale permettant aux marques et à la presse de disposer des images de la cérémonie, interviews et autres informations quasiment en temps réel: mediacenter-gphg.org.

Un de vos projets était «d’essayer d’élargir le rayonnement du GPHG pour en faire un Grand Prix International», ce qui nécessitait le soutien des autorités politiques. Ce projet se concrétise-t-il?

Nous sommes déjà un Grand Prix International, mais nous devons lui donner encore plus de résonance! J'ai pu m'en rendre compte lors des trois premières étapes du roadshow cette année à Venise, Hong Kong et Singapour. Ces expositions ont eu en soi énormément de succès, mais nous les avons relayées de manière accrue à travers de nombreux contacts presse individualisés. Et ce sur quoi nous devons plus mettre l’accent à l’avenir, c’est la dimension éducationnelle du Grand Prix. Ces expositions des 72 montres présélectionnées sont des occasions uniques de rencontre avec les jeunes afin de susciter des vocations. J’ai eu l’occasion à Singapour d’échanger avec des étudiants de la Singapore Management University et j’ai été frappé par leur curiosité, l’intelligence de leurs questions mais aussi leur passion naissante pour les montres. Nous retrouvons cet intérêt dans les ateliers offerts durant notre exposition genevoise sont dédiés aux écoles.

Lors du roadshow du GPHG (4ème étape) pour les 72 montres présélectionnées et du vernissage le 31 octobre au MAH de Genève, la FHH a annoncé la Semaine Horlogère en mai. Quelle implication de la part du GPHG et en quoi consistera cette Semaine Horlogère?

L’annonce de la FHH est une bonne nouvelle et nous la saluons. Notre implication reste encore à définir et nous allons en discuter prochainement avec Fabienne Lupo. Ce qui est essentiel pour le GPHG, c’est de préserver intégralement les principes qui lui confèrent sa crédibilité et sa légitimité, à savoir neutralité, impartialité et universalité. Au-delà de cela, nous sommes ouverts à toutes les suggestions et feront les nôtres le moment venu.

Où vous situez-vous sur le long chemin dans la création d’une Académie, analogue à celle des Oscars du cinéma pour le GPHG, qui implique un système de sélection des nominés beaucoup plus large que le jury actuel?

La réflexion progresse vers la création d’une véritable Académie avec un nouveau mécanisme de sélection, qui devrait permettre de renforcer encore plus l’effet fédérateur du GPHG sur toute la branche horlogère. Mais la création d’un si large panel crée des problèmes pratiques auxquels nous devons encore trouver des solutions. Cette démarche procède aussi de notre volonté de gagner en attractivité et en représentativité internationale. Mais nous ne pourrons pas la concrétiser sans le soutien des marques. Il faudra donc, le moment venu, lancer une procédure de consultation pour avoir leur retour. Ce sera probablement l’année prochaine.

Et dans celui d’élaborer - selon une architecture ouverte - un modèle de Grand Prix, qui puisse attirer des maisons horlogères aujourd’hui absentes?

Je vous l’ai dit, le GPHG a une vocation universelle et fédératrice. Il s’adresse à toute l'horlogerie suisse et internationale. C’est un extraordinaire outil de promotion de l’industrie horlogère dans son ensemble, même s’il passe par une compétition. Certains sont réticents à s’y lancer. Il faut que nous soyons meilleurs dans la démonstration, selon laquelle participer au Grand Prix, c’est déjà être gagnant. Gagnant en promouvant toute une industrie, même sans être ni sélectionnés, ni même présélectionnés. Le nouveau modèle de GPHG - qui pourrait d’ailleurs s’appeler le «GPI (International) HG» - sur lequel nous travaillons, devrait pouvoir porter cet esprit de solidarité dans la participation et la conviction qu’à travers la victoire de quelques-uns, c’est le triomphe de tous. Je crois que cette approche répond aussi à une certaine attente de la famille du GPHG, nous sommes donc tous très motivés à y travailler.

Elsa Floret
AGEFI

 



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