Recherche avancée
Salons & Moteurs du groupe
A PROPOS
Nos chiffres

Témoignages

Mise relation d'affaires

Contact

 



Salon EPHJ-EPMT-SMT: quand la matière prend sa revanche
 
Le 19-06-2017
de SOPJH® - News des expositions

Petit test mardi à Palexpo, après l'inauguration du salon dédié à l'industrie de précision. Arrêtez-vous devant le stand de l'un des 800 exposants et demandez que l’on vous rappelle le nom de la manifestation. En général, les entreprises actives dans le secteur horloger savent ânonner le premier acronyme - «EPHJ». Mais ensuite. ETP? STM? EFGH? Bégaiement. Confusion.

Allons, il s'agit simplement de la 16e édition du salon «EPHJ-EPMT-SMT» soit, en toutes lettres, la grand-messe de l’«Environnement Professionnel Horlogerie-Joaillerie», de l’«environnement professionnel microtechnologies» et des «Swiss Medical Technologies». Pourquoi faire simple… Attendant près de 20 000 visiteurs, l'événement mériterait un nom à la hauteur de l’enjeu économique que représente l'industrie de haute précision, le cœur de la machine à PME - et à exportations - qui fait la fierté du pays.

L'ambiance reste très «pro» et industrieuse. Pointue. Exemples. Présente au «village start-up», la société chaux-de-fonnière NeoCoat est spécialisée dans le «dépôt de diamant sur les microsystèmes et les pièces mécaniques». Sa concitoyenne – et quasi homonyme – Coat-X promet, elle, de protéger des circuits flexibles contre la corrosion grâce sa «technologie de (ndlr: revêtement) multicouches ultrafine et hermétique». Unimec – encore des représentants de La Chaux-de-Fonds – est à l'origine d'un étrange «module d'aspiration-soufflage pour la manipulation de composants par le vide» (sic). A moins que vous n'en pinciez pour son «préhenseur rotatif pour robot manipulateur». Dans un tout autre genre on pourra s'adresser au cabinet d'avocats genevois Katzarov, spécialisé dans la protection juridique des inventions. Utile.

Dans l'horlogerie également on reste à des lieux de la communication très «bling» visant à créer un imaginaire pour chaque montre lors des salons SIHH ou Baselworld. Retour ici dans le monde de la sous-traitance, dur, ingrat et en première ligne de la crise qui a battu le secteur depuis près de trois ans. Les intérimaires ont été remerciés depuis longtemps, et les plans sociaux se sont multipliés en 2016, «terrible année» pour nombre de ces PME.

Le salon EPHJ reste pourtant encore un rêve pour amateurs de rouages. C’est ici que les choses se passent. Par exemple au sein de la manufacture Vaucher à Fleurier ou de sa société sœur Atokalpa. Ces sociétés du pôle horloger de la fondation Sandoz comme leurs concurrents – par exemple la galaxie de PME fédérées au sein d'Acrotec - portent haut l'art d'usiner le métal. Elles continuent d’organiser la résistance de la matière à l'heure du triomphe du virtuel.

24heures.ch

 



Copyright © 2001 - 2017 Inter Group News All Rights Reserved