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Le savoir-faire des sous-traitants est à nouveau très recherché
 
Le 24-06-2019

Au salon EPHJ à Genève, les PME vaudoises se sentent plus fortes qu’avant la crise horlogère de 2015

Si la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ne faisait pas peser un climat lourd dans la conjoncture mondiale, on pourrait affirmer avec certitude que les fournisseurs du secteur horloger sont sur un nuage en ce moment. Beaucoup d’exposants réunis à Genève pour le Salon de la sous-traitance EPHJ – comprenant aussi les professionnels des secteurs microtechnique et médical – annoncent une marche des affaires très positives.

Plusieurs entrepreneurs vaudois se réjouissent également d’une autre tendance porteuse d’avenir: après la période de verticalisation pratiquée par les groupes horlogers, reprenant sous leurs ailes beaucoup d’activités sous-traitées, et après la crise horlogère de 2015, ceux-ci semblent plus portés à faire appel au savoir-faire technique des entreprises indépendantes. C’est l’avis d’Alexandre Burkhard, directeur de Mecalex, petite société de sept employés à L’Abbaye qui fournit des composants horlogers pour mouvements et boîtiers. Toutefois, prévient-il, il s’agit d’être «proactifs, de montrer à nos clients que nous arrivons à innover». Ainsi, sur son stand, Mecanex présentait un boîtier carbone de couleur, dessiné par son patron inspiré par une montre vintage des années 1970.

Son entreprise fournit des marques importantes – pour des séries de 50 à 40'000 pièces – qui n’ont pas les capacités de production automatisée pour le faire. Fondée en 2014 «au pire moment pour démarrer», elle a de «bonnes perspectives», selon son directeur, qui se dit très tributaire des marchés. Il s’agit donc d’être très souple et de viser de bons partenaires sur le long terme.

De 110 à 140 employés

Fabriquant des pierres horlogères pour les montres de luxe et détenue par de grands noms du secteur, l’entreprise plus que centenaire La Pierrette, au Brassus, vit une tout autre réalité comme fournisseur. Mais son directeur, Jean-Paul Dall’Acqua, est tout aussi positif sur ce marché. «Même si nous ne sommes pas à l’abri de problèmes géopolitiques, ça se passe bien.» Son entreprise, dit-il, a vécu la période creuse de façon décalée, en 2017, «probablement à cause des stocks qui étaient élevés». Il y a bien eu trois mois de chômage technique, mais «nous avons voulu garder toutes nos ressources». Depuis lors, l’effectif est monté de 110 à 140 employés!

Dans la maroquinerie traditionnelle de luxe, Leathertime, à Villars-Sainte-Croix, fournit aussi les marques phares de l’horlogerie en produits de cuir (sacs à main, porte-clé, écrins de montres et bijoux, porte-documents, etc.). Elle n’a pas trop souffert en 2015. Mais pour juguler les crises la société familiale de Selda et Suat Güldür veut développer sa propre gamme de produits sur ses deux marchés, suisse et turc (où se trouve sa manufacture). L’e-commerce est sa prochaine étape.

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