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Metz : un jeune horloger à la bonne heure
 
Le 30-10-2018

Ce dimanche, nous sommes passés à l’heure d’hiver… Rencontre avec David Faletic, 27 ans. Il a été formé auprès de grands noms de l’horlogerie-bijouterie. En janvier, il a ouvert son Labo, rue des Clercs, soutenu par Jean-Charles Hayotte.

Pour trouver le Labo de l’Horloger, il faut s’engager sous le porche de sortie de la supérette Carrefour City, rue des Clercs. Sonner à la porte rouge, puis emprunter l’escalier menant au premier étage. Voilà dix mois que David Faletic a pris ses aises ici. Pile au-dessus de la bijouterie Hayotte. C’est d’ailleurs grâce à Jean-Charles Hayotte et à sa compagne, Blandine Lebouc, que le nouvel artisan indépendant de 27 ans, originaire de Moyeuvre-Grande, a pu s’installer dans l’ancien atelier de la boutique. Un cadeau synonyme d’un sérieux coup de pouce.

De Metz à la Suisse

« Un horloger, c’est difficile à trouver de nos jours. Aujourd’hui âgé de 80 ans, mon père, Francis, a assuré le service pendant des années et je voulais absolument conserver ce corps de métier artisanal à proximité du magasin », résume Jean-Charles Hayotte. Sur la base du gagnant-gagnant, la passion et le savoir-faire de David Faletic ont fait le reste.

Gamin déjà, il rêvait de devenir bijoutier. Avant de porter son dévolu sur les montres et les horloges. Direction Morteau et son école d’horlogerie, et une formation de quatre ans en alternance dans les ateliers messins de la bijouterie Hardy, puis chez Vachter, à Belley (Ain). Son CAP et son brevet de maîtrise des métiers d’art en poche, David Faletic trouve un premier emploi chez un fabricant de mouvements à La Chaux-De-Fonds, capitale suisse de l’industrie horlogère.

« Comme tout le monde, j’ai travaillé à la chaîne. J’avais jusqu’à mille montres de luxe à assembler par mois. » Des montres de (très) grandes valeurs, le jeune horloger en manipulera d’autres dans une petite boîte suisse. Jusqu’à ce qu’elle mette la clé sous la porte. Retour au bercail, à Moyeuvre-Grande. Avec, dans la tête, le rêve de proposer de la sous-traitance à des bijoutiers du secteur.

« Sans pas-de-porte, c’est difficile de se faire une clientèle », confirme-t-il, reconnaissant envers celui qui lui a finalement ouvert les portes de l’indépendance. En moins d’un an, l’horloger s’est déjà taillé une solide réputation. « J’ai quatre à cinq mois de travail devant moi. » Réparation, restauration, création de montres et d’horloges. Mais aussi ambition de faire connaître un métier « en voie d’extinction ». D’ici peu, David Faletic proposera des ateliers personnalisés où les amateurs de beaux mécanismes pourront apprendre à monter un mouvement, voire même à créer leur propre montre.

M.-O.C.
www.republicain-lorrain.fr

 



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