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Zenith lance un oscillateur de dernière génération
 
Le 13-10-2017

La marque du groupe LVMH a remplacé la trentaine de composants habituellement nécessaires à la construction d'un organe oscillant par une pièce unique en silicium. Une innovation conçue pour équiper des montres de série.

Ne venant pas de ce milieu, j'ai toujours été étonné par le manque d'intérêt des horlogers pour la mécanique moderne!» Sous ses airs débonnaires, Guy Sémon prend un malin plaisir à bousculer le petit monde de l'horlogerie traditionnelle. Ancien physicien de l'aéronautique, le directeur général de l'Institut Recherche et Développement de la division horlogère du groupe LVMH (qui travaille pour TAG Heuer, Zenith et Hublot) vient en effet de dévoiler -avec Zenith- un oscillateur de nouvelle génération. Formé d'une seule pièce en silicium, celui-ci remplace la trentaine de composants habituellement nécessaires à la construction d'un organe réglant standard - mis au point pour la première fois par le scientifique néerlandais Christiaan Huygens, en 1675, et peu remis en cause depuis lors. Plus efficient, donc plus précis, insensible aux champs magnétiques, cette innovation vient équiper la nouvelle Defy Lab, une montre lancée en grande pompe et sur laquelle Zenith fonde beaucoup d'espoir pour redynamiser les ventes.

Remplacer le couple balancier-spiral traditionnel

Depuis son arrivée en 2004, Guy Sémon tente de faire bouger les lignes de l'horlogerie mécanique. Chez TAG Heuer, il a développé, entre autres, le Mikrotimer, premier chronographe à battre à 500 Hz, en 2011, le Mikrogirder et ses minipoutrelles vibrant à 1000 Hz, en 2012, l'échappement magnétique du Pendulum, en 2013… «La montre n'est finalement rien d'autre qu'un système physique, explique-t-il. Comme dans une voiture, il y a le carburant (le ressort de barillet), la transmission (les rouages) et la boîte de vitesses (le régulateur).» Ce moteur, l'ingénieur n'a de cesse de le repenser. Et cette fois, Guy Sémon franchit un pas supplémentaire avec la Zenith Defy Lab. Car là où ses précédentes inventions n'équipaient que des prototypes ou des dispositifs rapidement à bout de souffle, le nouvel oscillateur monolithique est conçu pour équiper des montres de série.

«La montre n'est rien d'autre qu'un système physique. Comme dans une voiture, il y a le carburant (le ressort de barillet), la transmission (les rouages) et la boîte de vitesses (le régulateur)»
Guy Sémon, DG de l'Institut Recherche et Développement de la division horlogère du groupe LVMH

Développée en partenariat avec le Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), la pièce en silicium se présente comme un mécanisme flexible, doté de lames ressorts plus fines qu'un cheveu. Il remplace le couple balancier-spiral traditionnel, ainsi que l'échappement à ancre suisse. Réglée sur une fréquence de 15 Hz (108.000 alternances par heure), cette construction évite les frottements et les chocs, et se passe de lubrification.

Lancée dans un premier temps en édition limitée, les 10 exemplaires uniques en Aeronith - un nouveau matériau ultraléger - sont déjà vendus à des collectionneurs (25.900 €). La Defy Lab devrait sortir avec un autre design dans les mois à venir. Avant, peut-être, que son mouvement n'équipe d'autres montres du groupe. Quant à Guy Sémon, il est déjà «sur la suite».

Par Fabrice Eschmann
www.lefigaro.fr

 



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