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L’horlogerie a besoin de retrouver son unité
 
Le 05-10-2017

Baselworld. Le salon de Bâle peut-il redevenir le vecteur de notoriété décisif qu’il a été pour toute l’industrie?

Les temps ont changé, mais la formule du salon de Bâle est restée immuable. A quelques détails près. Pas assez pour stopper la marrée de défections, dont Eberhard, annoncées mardi dans nos colonnes, qui laisse Baselworld à nu. La dernière édition s’était déjà ouverte sur une annonce choc: l’absence de 200 exposants, en plus de certains transferts déjà opérés en direction du SIHH de Genève, qui devient pour le coup un vrai concurrent. Sur 1500 exposants, la configuration ne semblait pas très dommageable. C’était sans compter avec les effets en cascade. Car la formule s’avère plus fragile que prévu et la direction du salon n’a pas réussi à anticiper le changement. Fragile parce que tout a changé sur les marchés: moins de détaillants, des marques toujours plus verticalisées au niveau de la distribution et du retail, à quoi s’ajoutent l’essor des ventes en ligne la perte de vitesse générale de l’industrie. De quoi creuser l’écart avec un salon resté bloqué à l’ère des budgets marketing sans fond. Fragile aussi, parce que l’environnement est fondamental sur ce genre de plateforme et qu’il suffit que plusieurs marques de prestige se retirent pour poser d’insolubles problèmes de voisinage. L’édition 2017 avait déjà laissé l’impression d’un rendez-vous en pleine délicatesse. Qu’en sera-t-il de l’édition 2018? Il ne s’agit pas de tirer sur l’ambulance. Au contraire. Il s’agit de trouver vite une solution pour redonner son unité au secteur.

Stéphane Gachet
AGEFI

 



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