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Richemont regroupe ses cerveaux à Neuchâtel
 
Le 13-07-2017

Le nouveau centre d’innovation installé à Microcity rassemble pour l’heure 35 employés et vise à mutualiser les forces des différentes marques du groupe de luxe genevois

Pour l’heure, on n’y trouve qu’un laboratoire dédié à la science des frottements – la tribologie. Une partie du nouveau centre de recherche et d’innovation de Richemont, inauguré mercredi à Neuchâtel, planche ainsi sur des techniques améliorant le rendement énergétique des composants d’une montre ou de nouvelles techniques de lubrification. Mais ce n’est qu’un premier exemple «Nous avons des tas de projets dans le pipeline», s’enthousiasme Edouard Mignon, qui coordonne les activités de recherche et développement du groupe de luxe genevois.

Présentée en mars dernier, cette nouvelle structure transverse du fabricant des montres Roger Dubuis, Piaget ou Jaeger-LeCoultre rassemblera physiquement les cerveaux des différentes marques planchant sur les mêmes problématiques. Objectif: mutualiser les investissements réalisés par les 19 maisons de Richemont… Et les résultats concrets qui pourraient en découler. A ce stade, 35 personnes font vivre ces locaux agencés façon start-up de la Silicon Valley. Il est prévu qu’une quinzaine d’autres les rejoignent prochainement.

Nouvelles réponses à de nouvelles questions

Si Richemont a choisi ce canton «pauvre en francs, mais riche en talents» (comme l’a rappelé la conseillère d’Etat Monika Maire-Hefti) ce n’est pas par hasard. Non seulement il est géographiquement idéalement situé entre ses différentes structures suisses, mais, surtout, son chef-lieu héberge le pôle d’innovation Microcity qui rassemble l’antenne neuchâteloise de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, l’Université de Neuchâtel, le Centre suisse d’électronique et de microtechnique, la HE-Arc, l’incubateur de start-up Neode… Richemont s’est installé au cœur de cet écosystème.

Comme pour souligner l’importance de ce projet, Jérôme Lambert, codirecteur de Richemont depuis avril dernier, avait fait le déplacement. «Pour un groupe comme le nôtre, les mutations du monde industriel ou commercial et la dématérialisation posent de nouvelles questions, qu’elles soient d’ordre technologique ou organisationnel. Grâce à ce projet, nous ambitionnons de trouver de nouvelles réponses.» Pour l’ancien directeur de Montblanc, ce centre est également une preuve supplémentaire de l’ancrage de Richemont dans le canton de Neuchâtel, où il emploie déjà quelque 2300 de ses 8000 employés suisses.

Valère Gogniat
LE TEMPS

 



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