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Avant Baselworld : 2 minutes pour tout comprendre des céramiques !
 
Le 08-03-2018
de FSRM

A quelques jours de Baselworld, êtes-vous certain de bien connaître l’univers des céramiques ? De plus en plus de marques horlogères les utilisent.

Pour être au clair avant l’ouverture du salon, la FSRM, principal organisme suisse romand de perfectionnement technique professionnel, fait le point grâce à l’un de ses experts, Alexandre Maître.

Il existe deux sortes de céramiques. Les céramiques de grande diffusion, que nous connaissons dans les secteurs industriels du bâtiment, des arts de la table, sont fabriquées en grandes quantités.
Il s’agit de matériaux possédant une faible valeur ajoutée.

Les céramiques techniques constituent le second grand groupe. C’est celui qui est utilisé en horlogerie. Il comprend deux grands ensembles :

- les céramiques thermo-structurales ;
- les céramiques fonctionnelles.

Le premier ensemble est composé de céramiques réfractaires qui présentent une haute résistance mécanique. On les utilise dans le domaine de la protection balistique,
pour l’optique spatiale et terrestre. Ce sont des céramiques à base de carbures, nitrures, boruresde métaux de transition.

Le second ensemble s’appuie sur des céramiques qui possède une propriété (ou un ensemble de propriétés) de très haut niveau. A titre d’exemple, il peut s’agit de biocéramiques que l’on utilise
pour les prothèses. Ce sont aussi des céramiques que l’on sait rendre transparentes ou colorées dans la masse. Il est même possible de reproduire le rendu de certaines pierres précieuses,
avec des variations de couleurs bien plus nombreuses. Cette céramique est usinable mais très difficile à finir (polissage notamment), précisément car elle est résistante à l’abrasion.

Sa dureté comme sa pureté dépend de la qualité des matières premières à partir desquelles elles sont fabriquées. Ces poudres sont mises en forme soit par voie liquide (par coulage notamment) ou par pressage.

Enfin, s’il est possible avec ces céramiques d’obtenir des formes complexes, leur précision n’est pas encore optimisée. C’est la raison pour laquelle, en horlogerie, l’on sait aujourd’hui en faire
des éléments de grande dimension (carrure, lunette, boite) mais que la production de composants de mouvement, exigeant une précision au micron, n’est pas encore à l’ordre du jour ou tout du moins
à partir de procédés céramiques actuels.

Actuellement, le taux de perte pour de petits composants en céramique horlogère est important : près d’une pièce sur deux.

Précision et fiabilité sont possibles pour des applications horlogères mais les experts estiment qu’il y a encore un minimum de 10 ans de R&D à y consacrer.

 



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