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Les sous-traitants profitent aussi de l’embellie conjoncturelle
 
Le 15-06-2018
de SOPJH® - News des expositions

Horlogerie. La reprise actuelle est de bon augure pour le secteur, rassemblé actuellement au salon EPHJ-EPMT-SMT.

Les fournisseurs des marques horlogères profitent à des niveaux différents de l’embellie conjoncturelle. Après une réduction des effectifs ces dernières années, certaines entreprises embauchent de nouveau mais peinent à trouver des spécialistes.

«Les exportations horlogères de 2018 devraient être meilleures qu’en 2017», a indiqué à AWP le président de la Fédération horlogère suisse, Jean-Daniel Pasche, sans donner des détails, au salon des sous-traitants EPHJ-EPMT-SMT. La faîtière tablait jusqu’ici sur une stagnation par rapport à 2017. Hong Kong et la Chine continentale devraient continuer à tenir le rôle de locomotive.

De janvier à avril, les ventes de l’industrie horlogère suisse ont bondi de 11% à 6,7 milliards de francs après avoir fini sur un gain de 2,7% en 2017.

«La situation a commencé à s’améliorer en fin d’année dernière et la progression se poursuit maintenant. Mais on ne doit pas croire qu’on peut atteindre les niveaux records de 2015», tempère pour sa part François Billig, le président d’Acrotec, le groupe indépendant helvétique le plus important dans le secteur de la sous-traitance horlogère.

Le conglomérat jurassien, constitué de 13 entreprises, vise ainsi un bond de 7% à 10% de ses recettes annuelles en 2018. L’atteinte de ces objectifs impliquerait une augmentation des effectifs de 5% à 7%, a affirmé l’ancien associé de KPMG.

Peu d’effet du «Swiss made»

Acrotec, qui génère environ 55% des ventes via ses filiales horlogères, compte essentiellement investir dans le secteur des dispositifs médicaux, comme les implants par exemple. «On est en train de chercher une entreprise à racheter en Suisse ou à l’étranger, mais il est difficile de dire quand nous allons passer à l’acte, une telle opération impliquant deux parties.»

Le patron n’exclut cependant pas un rachat dans l’horlogerie. «Cela dépend des opportunités.» Le groupe de Develier, dont le chiffre d’affaires se situe entre 165 et 200 millions de francs, a procédé à quatre acquisitions en 2017 et autant en 2016.

Malgré une «petite progression» des recettes en 2017, Acrotec a été touché l’année dernière pas la baisse des volumes observée au niveau des exportations horlogères. «Mais nous avons su tirer notre épingle du jeu», a fait remarquer le responsable. Les sous-traitants fournissant par exemple un mouvement par montre, les volumes jouent en effet un rôle important.

Comme certains de ses collègues interrogés par AWP, François Billig se montre sceptique sur l’impact positif que pourrait avoir la nouvelle loi «Swiss made» introduite en 2017 pour les fournisseurs des marques horlogères, malgré de petits changements positifs. «Les marques qui contournent d’une certaine manière le Swiss made peuvent continuer à le faire», estime-t-il.

Rachats de stocks

Jean-Daniel Dubois, directeur général de Vaucher Manufacture Fleurier, produisant des mouvements mécaniques, constate aussi une «légère croissance» des recettes sur les premiers mois de 2018, mais anticipe une tendance «intéressante» d’ici seulement une année.

«En terme de capacité de production, Vaucher a atteint la masse critique, mais nous avons du potentiel pour faire plus», a explicité à AWP le directeur lors du Salon genevois.

Les marques horlogères ayant procédé à des rachats de stocks auprès de leurs détaillants, elles ne passent pas directement des commandes de mouvements auprès de leurs fournisseurs, a expliqué M. Dubois. Les horlogers peuvent en effet récupérer les mouvements mécaniques de ces montres rachetées et les intégrer dans de nouveaux modèles, après les avoir reconditionnées.

L’entreprise faisant partie de la Fondation de famille Sandoz, propriétaire notamment la marque horlogère Parmigiani, a procédé à l’embauche de 15 personnes ces derniers mois. «La plupart font partie de ceux qu’on avait dû licencier en 2016, suite à une baisse drastique des commandes», a-t-il mis en exergue.

Recherche active de main-d’oeuvre

Le biennois MPS micro précision systems, produisant notamment des roulements à bille pour les marques horlogères, est également très actif dans le recrutement du personnel. Après avoir embauché 30 personnes en 2017 et 20 sur les cinq premiers mois de l’année, la société dirigée par la Québécoise Nicola Thibaudeau cherche d’autres salariés.

«Nous voulons recruter dix décolleteurs pour nos trois sites mais c’est difficile à trouver». La reprise du secteur horloger a entraîné une demande élevée, supérieure au nombre de personnes formées chaque année dans les écoles à ce genre de techniques. – (ats)

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