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NovoParts en redressement judiciaire
 
Le 12-02-2019

L’unique fabricant français de mouvements de montres NovoParts en redressement judiciaire

Faute de trésorerie suffisante, NovoParts a dû déposer le bilan. Il a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Besançon (Doubs).

Depuis 18 mois, l’entreprise NovoParts, créée en juillet 2015 à Sancey (Doubs), fabrique et monte des mouvements de montres. Un challenge puisqu’elle est l’unique société en France sur ce marché. Jusqu’à présent, les horlogers français, principalement installés en Franche-Comté, dépendaient de la Suisse et de la Chine pour leur fournir la base du temps, le mouvement. Toutefois, faute de trésorerie suffisante, l’entreprise a dû déposer le bilan et a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Besançon (Doubs). "C’est assez paradoxal parce que l’activité est là", nous explique Mustapha Lamrabet, fondateur de NovoParts. "La problématique, c’est qu’on a eu deux gros clients qui nous ont mis en difficulté avec plus de 300 000 euros de factures en retard sur les dix premiers mois de l’année 2018".

Des licenciements à prévoir

L’entreprise qui emploie aujourd’hui 27 personnes et qui devait encore recruter début 2019 aurait dû faire 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires en 2018, si elle n’en avait pas perdu un tiers sur les trois premiers trimestres. À la place, elle va devoir licencier quatre salariés et ne pas renouveler certains CDD. "On a du travail, on a des prévisions à court, moyen et long terme, mais on doit réduire les charges au maximum le temps de se refaire une trésorerie". Pour le fondateur de NovoParts, la somme qui manquerait pour avancer est dérisoire. Ce dernier l’estime à 100 000 euros, "pour conserver des emplois et en recréer d’autres demain". En attendant, l’entreprise est obligée de faire un tri dans ses clients, en mettant de côté les projets à long terme et en ne se concentrant que sur les clients avec qui ils ont du prévisionnel sur 3, 5 et 10 ans.

Un cercle vicieux

Fort de son succès, l’entreprise ne peut assumer en l’état l’ensemble de ses commandes et doit pouvoir investir dans du matériel et recruter du personnel pour pouvoir se développer. Le tribunal de commerce de Besançon a accordé à NovoParts une première période d’observation de six mois durant lesquels l’entreprise devra rendre des comptes tous les deux mois. "On essaie de trouver des solutions dans toutes les configurations possibles. On est également ouvert à des investisseurs externes. Aujourd’hui, on doit se reconstruire et aller de l’avant", confie Mustapha Lamrabet. À l’issue de ces six premiers mois, une seconde période de six nouveaux mois pourra être enclenchée avant de décider du sort de l’entreprise.

L'Usine Nouvelle

 



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