Recherche avancée
Salons & Moteurs du groupe
A PROPOS
Nos chiffres

Témoignages

Mise relation d'affaires

Contact

 



La montre connectée made in Valais se tourne vers la santé
 
Le 28-08-2018

La manufacture horlogère, Soprod, se développe dans la santé connectée et préfère les contacts directs plutôt que de se rendre à Baselworld.

En mains de l’entreprise espagnole Festina, Soprod planche sur la montre connectée depuis 2012 à Sion. «Nous avons commencé par la fabrication de micromoteurs que nous avons, par la suite, intégré à des mouvements. Dans un dernier temps seulement, nous avons lancé une application mobile», explique son directeur, Denis Piquerez.

Aujourd’hui, plus de 60% des montres connectées, disposant de mouvements analogiques, sont équipées des moteurs ou des mouvements de la société au niveau mondial. La fabrique sédunoise produit des millions de pièces chaque année. Le numérique représente désormais la quasi-totalité de la production de sa division quartz. Cette activité, dont le chiffre d’affaires s’élève à plusieurs dizaines de millions de francs, s’avère rentable depuis deux ans. «Les montres avec deux aiguilles rencontrent le plus de succès. De façon générale, les ventes progressent, chaque année», indique Denis Piquerez, sans toutefois fournir de chiffres plus précis.

Pour augmenter son chiffre d’affaires, Soprod ne mise plus sur sa présence à Baselworld depuis longtemps. «Nous avons cessé de participer à ce salon, avant tout le monde, car, comme beaucoup d’acteurs de la branche, nous préférons rencontrer directement nos clients de manière ponctuelle», précise le directeur. Quant au Salon international de la haute horlogerie de Genève (SIHH), il n’est pas adapté à l’entreprise active dans le B to B, alors que la rencontre genevoise s’avère axée sur le B to C.

Vivier de talents

Sur le segment connecté, le groupe qui compte parmi ses clients Breitling travaille majoritairement avec des sociétés étrangères, le marché suisse étant trop petit. Il œuvre également de plus en plus avec des marques qui ne sont pas directement issues de l’horlogerie, comme Garmin et Withings, anciennement Nokia Health.

«Les objets connectés dédiés à la santé présentent un fort potentiel de croissance. Nous souhaitons nous développer dans ce secteur ainsi que dans le paiement sans contact», souligne le directeur du site sédunois qui emploie une soixantaine de collaborateurs. N’ayant aucun concurrent en Suisse au niveau des mouvements en B to B, la firme mise sur son dispositif compatible avec n’importe quelle application mobile pour faire face à la concurrence étrangère.

A l’horizon de cinq ans, Soprod souhaite continuer à investir dans la recherche et le développement. «Sur ce plan, faire partie d’un grand groupe nous assure une stabilité. Développer un nouveau produit prend du temps», précise le responsable. Ce dernier compte également sur des partenariats avec les instituts de formation. La Haute école spécialisée de Sion lui fournit un savoir-faire en électronique non négligeable. «Elle nous offre aussi un vivier de talents que nous recrutons. Avec une équipe jeune, nous ne rencontrons pas de problème de relève. Chez nous, le turn-over est aussi très faible, tout comme la pression sur les salaires. Nous sommes moins touchés par la problématique des frontaliers que dans l’Arc jurassien», poursuit le directeur qui n’exclut pas d’engager davantage de personnel à l’avenir pour développer l’électronique des montres.

Nouveau site internet

A plus court terme, la firme va également lancer un nouveau site en ligne. «Il contiendra davantage d’informations sur nos activités», poursuit Denis Piquerez. Soprod fabrique des mouvements mécaniques et quartz destinés à l'horlogerie depuis 1966. La production de quartz a commencé, dans les années 90, à Sion. Initialement dédiée à la réalisation quartz à bas prix, le groupe s'est reconverti, depuis 2008, dans le quartz à haute valeur ajoutée, puis dans les mouvements connectés, via téléphone portable.

Employant au total 190 employés, la PME fait partie, depuis 2008, du groupe Festina. Outre son site de Sion, elle possède des usines dédiées à la fabrication mécanique dans le Jura. «A ce niveau, nous maîtrisons l’entier de la chaîne de production, design et organe réglant compris, et sommes capables de réaliser tant des mouvements simples que plus compliqués», signale Denis Piquerez. Sur ce segment, sa clientèle est principalement composée de marques horlogères helvétiques. Quant au dispositif qui marche le mieux? «Le M100 avec ses petites complications».

Cet article vous est offert par Swissquote
Maude Bonvin
AGEFI

 



Copyright © 2001 - 2018 Inter Group News All Rights Reserved