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Swatch lance un nouveau spiral paramagnétique en Nivachron™
 
Le 11-04-2019
de Fondation de la Haute Horlogerie

« Vous êtes les premiers que j’autorise à pénétrer dans ce bâtiment. »

Comme à son habitude, Nick Hayek est volontiers taquin avec ses invités. Le patron de Swatch Group avait convié une bonne centaine de journalistes internationaux dans le très avant-gardiste siège mondial de Swatch, à Bienne. Pas tout à fait terminé, le bâtiment semblable à une queue de dragon géant accueillait pour la première fois une conférence de presse de la marque. C’est dans ce cadre grandiose que, à la surprise générale, elle a présenté un spiral paramagnétique réalisé dans un tout nouvel alliage : le Nivachron. À base de titane, usinable selon la méthode classique du tréfilage, ce matériau est résistant aux champs magnétiques, aux variations de température, aux chocs et au vieillissement. Moins cher à produire que le silicium, ce spiral va d’abord équiper la Flymagic, une série limitée de Swatch, avant d’être embarqué dans d’autres modèles pour ensuite intéresser d’autres marques. « Je ne veux pas parler pour eux, mais Audemars Piguet a participé au développement », a même lâché, l’air de rien, Nick Hayek.

Il fut un temps, en 2012 précisément, où l’on se demandait si l’industrie horlogère suisse allait pouvoir survivre à la coupure des livraisons de spiraux voulue par Swatch Group. Sept ans plus tard, ce n’est plus la quantité qui préoccupe. Après avoir utilisé durant des décennies des alliages de type Elinvar, capables de compenser les variations thermiques altérant la précision chronométrique des oscillateurs, le défi consiste aujourd’hui à s’attaquer au mal du XXIe siècle : le magnétisme. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les ingénieurs ont fait preuve de créativité. Rolex a ainsi été l’une des premières manufactures à breveter, en 2000, un alliage amagnétique composé de niobium, de zirconium et d’oxygène : le Parachrom. Quelques années plus tard, c’était au tour d’Ulysse Nardin, suivi de Patek Philippe puis de Swatch Group, de développer des spiraux en silicium. Ce début d’année enfin, c’est TAG Heuer qui a frappé un grand coup en dévoilant en première mondiale un ressort réalisé en composite de carbone.

Lancement pour fin avril
« En 2019, dans l’horlogerie, il y a ceux qui auront un mouvement amagnétique et les autres. » Toujours très opiniâtre s’agissant d’innovations industrielles, Nick Hayek a commencé par souligner que le Nivachron est la première solution économique aux problèmes de magnétisme sur le spiral. Moins complexe à façonner que le silicium, il réduit pourtant les effets néfastes d’un facteur 10 à 20, selon le type de calibre. La réserve de marche, portée à 90 heures, s’en trouve également améliorée. Quant à la précision, elle est la même qu’un mouvement Sistem51, soit +/- 7 secondes/jour. L’alliage comme la fabrication des ressorts sont réalisés en Suisse, chez Nivarox-FAR.

Ce composant va bénéficier d’un lancement dans une nouvelle collection Swatch. Baptisée Flymagic, cette montre reprend une base améliorée de la Sistem51. Le mouvement a en effet été retourné, de manière à présenter les rouages et la masse oscillante côté cadran. Une modification qui a nécessité l’ajout d’un dispositif capable d’inverser la rotation des aiguilles, qui retrouvent dès lors le sens horaire. « L’innovation n’a rien à voir avec le choix de la marque, a poursuivi le patron du numéro 1 mondial de l’horlogerie. Un tel développement avait besoin de volumes. Il est donc normal que Swatch soit la première à en profiter. » La « petite » montre fun se vend aujourd’hui à 7,4 millions de pièces chaque année, tous types de mouvement confondus.

Ce composant va bénéficier d’un lancement dans une nouvelle collection Swatch. Baptisée Flymagic, cette montre reprend une base améliorée de la Sistem51. Le mouvement a en effet été retourné, de manière à présenter les rouages et la masse oscillante côté cadran. Une modification qui a nécessité l’ajout d’un dispositif capable d’inverser la rotation des aiguilles, qui retrouvent dès lors le sens horaire. « L’innovation n’a rien à voir avec le choix de la marque, a poursuivi le patron du numéro 1 mondial de l’horlogerie. Un tel développement avait besoin de volumes. Il est donc normal que Swatch soit la première à en profiter. » La « petite » montre fun se vend aujourd’hui à 7,4 millions de pièces chaque année, tous types de mouvement confondus.

 



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