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La fondation Inartis offre la passerelle vers les applications medtech
 
Le 15-06-2018
de SOPJH® - News des associations et de la formation

EPHJ-EPMT-SMT. Son initiative s'inscrit pleinement dans sa mission de soutenir la translation et le développement d'idées et de technologies dans plusieurs domaines.

Après plusieurs années de collaboration, la fondation Inartis et le salon EPHJ-EPMT-SMT renforcent leur alliance avec l’accélération de projets translationnels allant du secteur de la microtechnique horlogère vers le medtech. Certaines entreprises du domaine horloger cherchent en effet à se diversifier en développant des applications medtech pour leurs technologies. Mais il reste un grand potentiel encore inexploité. Aborder ce secteur requiert un investissement supplémentaire à un entrepreneur actif jusqu’ici du côté de l’horlogerie. L’un des objectifs du Challenge Watch Medtech Innovation est de faciliter cette mise en valeur. Entretien avec Juliette Lemaignen de la fondation Inartis.

Pourquoi insistez-vous sur les transferts entre la sous-traitance horlogère et le medtech?

Jeter un coup d’œil à la carte des stands du salon EPHJ-EPMT-SMT nous permet de constater très rapidement que l’horlogerie est toujours fortement représentée. Les technologies qui y sont présentes ont pour la majorité des applications potentielles dans le medtech, mais peu sont en réalité transférées vers ce secteur qui reste réservé aux initiés. Notre objectif ultime est de faire déplacer la frontière sur la carte actuelle en renforçant fortement le segment medtech.

Comment s’est déroulé le Challenge?

Nous avons réalisé un appel à idées. La perspective n’était pas de récompenser le passé, même pas l’état actuel, mais de regarder ensemble le potentiel d’une idée dans le domaine du medtech, et d’en aider les initiateurs à la transformer en réalité. Nous avions décidé d’accepter jusqu’à cinq projets, et quatre ont été sélectionnés. Dans les faits, c’est plutôt nous qui sommes allés chercher les entreprises. Car souvent, les personnes qui ont développé une technologie ou qui gèrent une entreprise ne voient pas la translation ou n’ont pas de temps à s’y consacrer. La force de la Fondation Inartis, accompagnée par tout son réseau de la Health Valley, est de parvenir à prendre une technologie et de l’appliquer dans plusieurs secteurs différents. C’est le concept d’économie translationnelle, qui a été étayée par notre Président Benoît Dubuis, dans le cadre d’un white paper co-porté par l’IMD. Dans le cas de Sy&Se par exemple, qui est un des quatre nominés, nous avons lancé un sous-projet: le développement d’un endoscope soutenant le domaine de la gastro-entérologie. Ce transfert technologique implique de gérer les questions réglementaires et les risques. L’endoscope sera introduit dans le corps. Il faut vérifier par exemple comment se comporte l’assemblage dans un environnement particulièrement acide. Car s’il ne résiste pas, une pièce métallique pourrait rester dans le corps. Le produit doit donc satisfaire à des exigences supplémentaires.

La passerelle va-t-elle toujours de l’horlogerie vers le medtech?

Sa grande force est qu’elle n’est pas unidirectionnelle. Le projet Swiss Motion Technologies (lire l’Agefi du 19 et 26 février et du 12 avril), nominé, est un exemple pour l’intégration d’un composant provenant de la microtechnologie, de capteurs intelligents dans un produit medtech. La microtechnologie offre une plateforme qui peut être appliquée de manière très large, à la fois dans l’horlogerie, le medtech et de nombreux autres secteurs. La société Positive Coating, autre lauréate du Challenge, puise ses racines dans la microtechnique, appliquée d’abord du côté de l’horlogerie. Dans le domaine du medtech, les couches nanométriques d’oxydes métalliques peuvent notamment être utilisées pour le recouvrement de stents. Quant à Kejako, cette société se distingue par ses capacités de modélisation pour l’appliquer dans de la micro-chirurgie non invasive dans le cadre du traitement de la presbytie.

Pourquoi le transfert vers le medtech est-il si difficile?

Le medtech est un secteur complexe à aborder, il faut par exemple tenir compte des risques de contamination. Pour les sociétés, l’environnement réglementaire, surtout pour obtenir les certificats nécessaires, est souvent trop compliqué ou abscons. De surcroît, un nouveau produit développé pour l’horlogerie peut déjà vous donner des perspectives suffisamment intéressantes, avec tout un marché à développer. La diversification vers d’autres secteurs peut ainsi plutôt s’envisager sous forme de spin-off, ou encore par le biais de la vente d’une licence sur un brevet. C’est finalement notre rôle de pousser les entrepreneurs à sortir des sentiers battus.

Comment agissez-vous?

Nous voulons d’abord ouvrir de nouveaux horizons, réfléchir en-dehors des paradigmes établis. Deuxièmement, nous pouvons apporter l’expertise nécessaire pour ces nouveaux marchés. Car il y a de nombreuses structures qui vous permettent de créer une start-up à partir de votre idée. Mais il n’y en a guère qui développent une idée si vous n’avez pas le temps de le faire vous-même, tout en vous donnant une participation au sein de l’actionnariat. C’est le rôle des entrepreneurs en résidence de la Fondation Inartis qui prennent en charge un projet dans toutes ses dimensions, avec l’appui du porteur d’idée initial.

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Christian Affolter
AGEFI

 



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